Maniwaki, septembre 2003
L'ASO UN ORGANISME
ESSENTIEL À LA HAUTE-GATINEAU
Un des derniers groupes de
sauveteurs bénévoles au Québec
(S.L.) En 1985, les
ambulances de la Haute-Gatineau, alors propriété
de M. Robert Hewitt et de M. Luc Guy, donnaient
une ambulance aux membres de l'ASO dans le cadre
de leur campagne de financement. Ce fut le
premier véhicule de l'Association de Sauvetage.
En 1989, M. Robert Hewitt et
M. Luc Guy récidivaient en donnant de nouveau un
véhicule à l'ASO.
En octobre 1999, le club
Lions de Maniwaki faisait à son tour don d'un
véhicule à l'ASO, l'ancien véhicule du Foyer du
Père Guinard, et c'est encore ce même véhicule
qui sert à ce jour.
Un des problèmes que l'ASO
rencontre aujourd'hui, c'est que ce véhicule ne
possède plus les caractéristiques requises. Au
fil des ans, l'ASO a acquis de plus en plus
d'équipement pour être le plus efficace et le
plus rapide possible, aussi on commence à
manquer d'espace dans le véhicule. Le facteur
âge joue aussi contre nous; un véhicule
d'urgence se doit de ne jamais faire faux bond
quand on en a besoin.
L'acquisition d'un nouveau
véhicule est donc dans les projets futurs des
membres bénévoles de l'ASO. Les équipements
n'ont cessé d'être améliorés et modernisés
pendant les 25 dernières années. Tout cela a été
rendu possible grâce à la population, aux
commerçants et divers organismes qui ont cru et
croient toujours à cette cause importante qu'est
l'Association de Sauvetage de la Haute-Gatineau.
On ne peut que se rappeler
les deux derniers radiothons, produits en
collaboration avec les radios de Maniwaki (CFOR
en 2000 et CHGA en 2001), qui ont permis
d'acheter divers équipements de sauvetage et de
payer une facture importante due à un bris de
l'équipement essentiel à la désincarcération.
Les gens de la région n'ont jamais laissé tomber
les sauveteurs et grâce à ces dons l'ASO
continue de survivre.
L'Association de Sauvetage de
la Haute-Gatineau, c'est une quinzaine de
bénévoles qui chaque fois qu'on fait appel à
eux, peu importe l'heure du jour ou de la nuit,
se précipitent sur les lieux d'accidents en
quelques minutes pour décarcérer des accidentés,
chercher un présumé noyé, ou retrouver un
disparu, sur un vaste territoire qui s'étend du
nord de Gracefiel au Lac Rapide dans la Réserve
faunique de la Vérendrye, en passant par tous
les villages aux alentours de Maniwaki.
Comme l'ASO est un organisme
sans but lucratif, et que ses membres sont
bénévoles, l'organisme repose entièrement sur la
générosité des gens et des entreprises de la
région pour son financement. Le seul revenu, à
part les dons qui entrent dans les coffres de
l'ASO est le montant qu'octroie la SAAQ chaque
fois que les membres interviennent sur les lieux
d'un accident de la route. Ces montants ne
couvrent pas les toutes les dépenses, car
l'ASO peut être plusieurs semaines sans devoir
sortir sur une urgence, ce qui fait le bonheur
des membres: pas de sortie = pas de victimes.
Les fausses alertes où
ils doivent rebrousser chemin, l'essence n'est
pas payée, les sauvetages de VTT, nautique,
motoneige, recherche en forêt et autre ne sont
pas non plus couverts, ce qui occasionne des
dépenses qui sont parfois difficiles à
assumer.
Les bénévoles cherchent
d'année en année à amasser les fonds nécessaires
pour améliorer les équipements ou simplement
pour assurer le fond de roulement de
l'organisme. Tous les sous amassés sont toujours
réinvestis dans l'Association, jamais
aucun salaire n'est payé aux membres,
même les survêtements orange des bénévoles sont
payés par eux-mêmes, tout le monde doit fournir
le sien en intégrant l'ASO.
Les gens ne se rendent pas
toujours compte que ceux qui dégagent les
victimes d'accidents de leur véhicule ne sont
pas payés pour faire ce métier, mais qu'ils le
font parce qu'avant tout la vie leur tient à
coeur, et que les outils dont ils se servent ont
pris des années de cueillette de fonds pour être
achetés.
L'histoire de l'Association
de Sauvetage de la Haute-Gatineau, c'est aussi
et avant tout l'histoire d'une équipe de
bénévoles extraordinaires qui, sans paye
et sans subvention, arrivent depuis 25 ans à
doter la Haute-Gatineau d'un filet de sécurité
essentiel qui, autrement, n'existerait
tout simplement pas.
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