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Maniwaki, jeudi le 16 juillet 2009-La Gatineau

 

Les inventions de l'ASO ont sauvé des vies dans la région

 

Il y a des accidentés de la route dans la Vallée-de-la-Gatineau qui doivent une fière chandelle aux sauveteurs bénévoles de l'Association  de sauvetage de l'Outaouais (ASO). Saviez-vous qu'en plus d'être des bénévoles, certains de ces sauveteurs usent de leur ingéniosité afin d'améliorer leurs équipements pour être plus efficaces lors d'interventions.  C'est le cas pour Serge Lacourcière, Maurice Richard et Martin Fleurent.

"Je ne dirais pas que nous sommes des ingénieux, disons que nous sommes de simples patenteux. Nous connaissons nos équipements et nous savons exactement ce qu'il faut faire pour les améliorer. Et ça marche!" d'indiquer le président de l'ASO, Serge Lacourcière.

Les sauveteurs de l'ASO ont apporté une modification aux pinces de désincarcération en ajoutant des adapteurs aux deux extrémités qui permettent de découper la carrosserie des véhicules au lieu de les déchirer.

"Ces adapteurs font le travail en moins de temps. Et vous savez comme moi, que le temps est précieux quand une personne est emprisonnée dans son véhicule. En minimisant le temps pour l'en sortir, la personne améliore considérablement ses chances de survie et on peut la transporter plus rapidement à l'hôpital pour qu'elle soit soignée" précise Serge Lacourcière.

Les adapteurs sont insérés au bout des deux pinces et permettent de découper la carrosserie sans que ces même pièces ne glissent sur la tôle. Le concept a été mis au point par Maurice Richard et les adapteurs ont été fabriqués par le soudeur Réjean Pelletier. "Réjean a fait de l'excellent travail et nous tenons à souligner son expertise. Les adapteurs sont solides, nous le savons car nous avons eu à les utiliser à plusieurs reprises" précise Maurice Richard.

Poutre de soutènement

Quand les sauveteurs arrivent sur les lieux d'un accident, ils doivent s'assurer de stabilisesr le véhicule accidenté. Ils ont alors recours à la poutre de soutènement qui a été modifiée de façon à lui ajouter une maille édentée que les sauveteurs ajoutent au pied de la poutre qui a pour effet de la stabiliser pendant que les sauveteurs s'assurent que le véhicule est bien stabilisé tant pour leur sécurité, que celle de l'accidentée. Ils se servent également d'un système de courroie qu'on attache à la poutre, aux deux extrémités du véhicule, pour le soulever et le fixer afin de permettre l'exercice de la désincarcération et l'intervention des ambulanciers.

"Comme nous n'avons pas les moyens financiers pour nous équiper étant donnée la valeur excessive pour les équipements de sauvetage, nous devons nous organiser pour que nos interventions soient efficaces et nous donner toutes les chances possibles de sauver des vies. Les pinces de désincarcération sont un équipement qui vaut au moins 2 000$, ajoute Maurice Richard."

Ces fameuses mailles ont été pensées par le secouriste Martin Fleurent. Depuis que les mailles ont été ajoutées aux pinces de désincarcération, les exercices de sauvetage ont été facilités et permettent de réduire le temps d'intervention pour le sauvetage.

"Nous travaillons en équipe avec les ambulanciers qui attendent souvent la fin de nos opérations pour stabiliser l'accidenté. Nous leur donnons une marge de manoeuvre pour qu'ils puissent prodiguer les premiers soins à la victime d'un accident", précise Serge Lacourcière.

Un pied pour le piston télescopique

Serge Lacourcière a inventé un pied que les sauveteurs ajoutent à l'extrémité du piston télescopique afin d'atteindre les deux extrémités de la carlingue pour en dégager le tableau de bord du côté du siège du passager puique c'est souvent le conducteur qui se retrouve dans une position fâcheuse à la suite d'un accident.

"Encore là, cet équipement vaut 1 500$ à l'achat et il est fait d'aluminium. Nous y avons ajouté un pied en fer qui est très solide et nous pouvons, en activant le piston, repousser le tableau de bord plus loin vers l'avant ce qui nous permet d'avoir plus d'espace de manoeuvre pour dégager la victime d'un accident. En plus pour sécuriser l'accidenté, ce fameux pied que nous avons ajouté au piston s'avère très efficace. Encore là, il est important de gagner du temps. Nous sommes convaincus que nos petites inventions sauvent des vies" , explique Serge Lacourcière.

30 ans de bénévolat

L'ASO a été fondée en 1979, il y a 30 ans. " Nous sommes fiers de ce que nous accomplissons pour notre communauté régionale. Nous sommes des bénévoles et très fiers de l'être. Nous sommes conscients du rôle important que nous jouons auprès des gens qui sont victimes d'accidents. La semaine dernière, nous sommes intervenus dans un accident de la route à Montcerf-Lytton. L'épouse de l'homme qui était emprisonnée dans son véhicule s'inquiètait, avec raison, pour son époux jusqu'à ce que sa fille, tout près d'elle, lui dise de ne pas s'en faire puisque les Pros de l'ASO se chargeraient de le dégager de sa fâcheuse position. Je me suis retourné et j'ai remercié cette jeune dame. Ça fait chaud au coeur d'être apprécié de la sorte" ajoute Serge Lacourcière.

Les sauveteurs bénévoles actuels tiennent à rendre hommage à ceux et celles qui ont fondé l'ASO en 1979. Ils ont été les pionniers du sauvetage en Haute-Gatineau. "Je pense, qu'au départ, ils ne croyaient pas que l'organisme allait fonctionner aussi longtemps. Comme au début, les bénévoles ont assuré la longévité de l'organisme au cours des 30 dernières années. Les membres de l'ASO sont conscients du rôle qu'ils jouent lors d'un accident. Ils sont maintenant reconnus comme des intervenants de première ligne en matière de santé. Sauver une vie est probablement le geste humain le plus important à poser. Nous sommes certains que nous avons contribué à sauver des vies et nous continuerons de le faire en sachant que des gens comptent sur notre expertise le temps venu" ajoute Maurice Richard.

Une belle équipe

L'ASO est composée de treize hommes et d'une femme. Ils sont des bénévoles qui se rencontrent régulièrement afin de faire le point, vérifier les équipements pour la prochaine intervention, et penser à des façons d'améliorer leurs interventions et leurs équipements de sauvetage.

L'ASO est présidée par Serge Lacourcière et comprend également Maurice Richard, Martin Fleurent, Jocelyn Danis, Sylvio Morin, Michel Roy, Caroline Lanthier, Serge Riel, Jacques "Coco" Gauthier, Garry Davis, Pierre Labelle, Jimmy Lemieux, Mike Logue et Jean Desrivières.

L'ASO est en perpétuel recrutement. Les gens intéressés à se joindre à l'équipe peuvent communiquer au 819-441-7276. Ils peuvent également visiter le site internet du l'organisme au www.sauvetageoutaouais.com pour en connaître davantage sur le mandat des sauveteurs de l'ASO.

La Gatineau rend hommage à l'équipe de sauveteurs de l'ASO qui continue de prodiguer un service de première ligne en matière de santé sur tout le territoire de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Et ils le font bénévolement. Les accidentés de la région ont des alliés. Ils pourront toujours compter sur l'expertise et le dévouement de ces valeureux sauveteurs. C'est ce qu'on pourrait appeller un engagement social exemplaire.

 

Bravo à vous tous!

 

 

 

Serge Lacourcière, président de l'Association de sauvetage de l'Outaouais, active le pied qu'on ajoute au piston télescopique et qui permet de repousser le tableau de bord d'un véhicule afin d'avoir un accès plus rapide à la personne accidentée que l'on doit dégager de son véhicule pour son transport à l'hôpital après qu'elle aura reçue les premiers soins des ambulanciers.

 

Les pinces de désincarcération ne glissent plus sur la carrosserie depuis que Maurice Richard a réalisé le concept des adapteurs qui permet de couper la tôle plutôt que de la déchirer facilitant ainsi un accès plus rapide à la personne emprisonnée dans son véhicule.

 

 

 

 

 

 

 

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